L'essentiel
- La fermeture du réseau cuivre est l'occasion de revoir des contrats souvent reconduits tacitement depuis des années, plutôt que de les remplacer à l'identique.
- La différence entre FTTH et FTTO est surtout contractuelle : la FTTO apporte un débit symétrique garanti et une GTR de 4 à 8 heures.
- La FTTH, entre 30 et 150 € par mois, convient quand une coupure de quelques heures reste supportable, idéalement avec un lien de secours 4G.
- La FTTO, entre 300 et 1 000 € par mois, se justifie quand une coupure a des conséquences commerciales ou opérationnelles mesurables.
- Il faut éviter de signer dans l'urgence, mettre au moins deux opérateurs en concurrence et conserver ses numéros grâce à la portabilité.
Sommaire
📡 La fermeture du réseau cuivre oblige des milliers d’entreprises à migrer leur connexion internet. C’est le moment idéal pour poser la bonne question : faut-il en profiter pour passer en fibre dédiée ?
Quand Orange notifie une entreprise de la fermeture prochaine du réseau cuivre dans sa commune, la réaction naturelle est de trouver un remplacement à l’identique. Une ligne par une ligne, un contrat par un contrat. C’est souvent une erreur de méthode : la migration forcée est une opportunité de remettre à plat un poste que beaucoup d’entreprises n’ont pas révisé depuis cinq ou dix ans.
La question à se poser n’est pas « comment remplacer ce que j’avais », mais « de quoi mon entreprise a-t-elle réellement besoin aujourd’hui ?»
Ce que le réseau cuivre masquait
De nombreuses PME avaient sur le cuivre une combinaison de lignes analogiques, de T0 RNIS et parfois d’ADSL Pro, avec des tarifs négociés il y a plusieurs années. Ces contrats étaient souvent reconduits tacitement, sans remise en concurrence. La fermeture du cuivre casse cette inertie et ouvre une négociation que l’opérateur n’aurait jamais proposée spontanément.
C’est aussi l’occasion de recenser réellement ce qui passe sur ces lignes : téléphonie, internet, alarme, terminal de paiement, fax. Des services parfois oubliés, parfois inutilement multipliés.
FTTH ou FTTO : les bons critères
La distinction fondamentale n’est pas le débit — les deux technologies permettent aujourd’hui des performances largement suffisantes pour la plupart des PME. Elle est contractuelle.
Choisissez la FTTH si…
- Votre activité peut fonctionner quelques heures sans connexion sans conséquences majeures
- Vous avez moins de 20 utilisateurs avec des usages bureautiques standards (messagerie, SaaS, visio)
- Votre budget internet est un point de vigilance
- Vous êtes déjà équipé d’un lien de secours 4G ou prêts à en ajouter un
Ce que la FTTH offre : jusqu’à 1 Gbps partagé, entre 30 et 150 €/mois, mise en service en 1 à 3 semaines. Pas de GTR contractuelle — en cas de panne, le délai d’intervention dépend du technicien disponible.
Choisissez la FTTO si…
- Une coupure d’internet de 4 heures a des conséquences commerciales ou opérationnelles mesurables
- Vous utilisez la téléphonie IP (VoIP) comme canal principal avec vos clients
- Votre équipe effectue des sauvegardes cloud volumineuses ou des transferts de fichiers lourds en continu
- Vous êtes sur un site critique ou multi-sites avec des flux inter-sites importants
Ce que la FTTO offre : débit symétrique garanti, GTR contractuelle de 4 à 8 heures, SLA formalisé. Entre 300 et 1 000 €/mois selon le débit et la localisation.
Le calcul que personne ne fait
Avant de signer une FTTO à 500 €/mois parce que « c’est plus professionnel », faites ce calcul simple :
Combien coûte une journée complète d’arrêt internet pour votre entreprise ?
Si la réponse est inférieure à 500 €, une FTTH à 80 €/mois avec un lien de secours 4G à 30 €/mois est statistiquement plus rentable — et vous laisse 390 €/mois d’économie.
Si la réponse est supérieure à 2 000 €, la FTTO se justifie entièrement : la GTR 4 heures limite l’exposition à un montant que votre contrat vous permet de récupérer en partie sous forme de pénalités opérateur.
Ce que l’opérateur ne vous dira pas spontanément
Quand Orange ou un opérateur alternatif vous contacte suite à la fermeture du cuivre, son objectif n’est pas de vous proposer la solution la mieux adaptée — c’est de conserver le contrat et, si possible, d’upgrader vers une offre à plus forte marge.
Trois réflexes à avoir :
- Ne pas signer dans l’urgence — la notification de fermeture donne plusieurs mois de préavis. Ce délai est fait pour comparer, pas pour accepter la première offre.
- Mettre en concurrence au minimum deux opérateurs — sur le même type d’offre, les écarts de prix peuvent atteindre 30 à 40 %.
- Conserver vos numéros — la portabilité est un droit. Aucun opérateur ne peut vous forcer à changer de numéros pour rester client.
Ekotel accompagne les entreprises dans cet arbitrage : audit de l’existant, test d’éligibilité multi-opérateurs, consultation et aide à la sélection — indépendamment de tout opérateur. Prendre contact